L'armement du légionnaire

Publié le par Sextus Ahenobarbus

Cet article est le premier d’une série consacrée à la formidable armée romaine. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet proprement dit, il me semble important de planter le décor et donc de donner un aperçu de l’armement du soldat romain : le légionnaire. Cet équipement n’a cessé d’évoluer à travers le temps et pour plus de cohérence, nous allons nous intéresser plus précisément à l’armement qui avait cours durant le premier siècle après J.C. En effet, la réforme de Marius qui introduit la fourniture de l’équipement par l’état permet la production en grande série et paradoxalement c’est à partir de cette période que la qualité de la protection individuelle du légionnaire s’améliore.

Le casque de type gaulois est adopté. A la calotte s’ajoutent par soudure un couvre-nuque et des garde-joues, la réelle nouveauté étant une « visière » destinée à protéger le soldat contre la « botte » préférée des guerriers gaulois, le coup de taille vers le bas destiné à fendre le crâne. Le forgeron le fabrique à partir de feuilles de fer doux légèrement carburées transformées par la suite en acier. Un anneau est rajouté pour le transport. Ainsi le légionnaire durant les marches peut le porter lié à la ceinture ou au barda.

 

Le bouclier romain (scutum) est rectangulaire, d’une hauteur d’environ 1,10 à 1,20m pour 65 à 70 cm de large. Il est constitué de deux couches de planches collées à « fils perpendiculaires » dont l’épaisseur varie de 20 à 13mm du centre vers l’extérieur. Un cerclage métallique l’entoure pour protéger le bouclier des coups de taille. L’umbo central est en bois recouvert d’une calotte en métal qui permet au légionnaire d’utiliser le scutum pour cogner son adversaire. Une feuille de cuir le recouvre, elle est peinte aux insignes de la légion.

 

Contrairement au cliché présenté dans les péplums la cuirasse romaine n’a pas toujours été le standard. Avant la réforme de Marius par exemple chaque légionnaire devait acheter son équipement à moins d’en posséder une par héritage. Se côtoyaient donc des soldats portant qui la côte de maille, qui des plaques de métal liées par courroies. A partir de Marius, la côte de maille (lorica hamata) ou d’écailles (lorica squamata) devient la protection du légionnaire. Le premier siècle voit l’apparition du nouveau standard cher aux péplums (qui n’hésitèrent jamais devant l’anachronisme, les légions de Caesar portaient la côte de maille), la cuirasse articulée (lorica segmentata). Elle offre l’avantage d’être légère, souple et plus résistante aux coups.

 

Les jambières (cnémides) parfois portées par des légionnaires de péplums sont un anachronisme supplémentaire. En effet le passage de l’armée de type phalange grecque à la formation en légion sonna le glas de cet équipement. La mobilité du légionnaire est essentielle lors du combat rapproché.

 

Le javelot (pilum) remplace la lance lorsque Rome adopte la légion. Néanmoins durant un siècle après la réforme de Camille les formations de troisième ligne (triarii) continueront à utiliser la lance. Celle-ci restera néanmoins à l’honneur dans la cavalerie. Le pilum contrairement à la lance est une arme de jet. Il est constitué d’une longue tige de fer (1/3 de la longueur totale de l’arme) fixée sur un manche en bois. Il en existe deux versions, le lourd qui mesure environ 2,10m et le léger d’environ1,80m. Il est lancé lorsque la ligne adverse est à une trentaine de mètres des lignes romaines, le pilum lourd quant à lui est tiré à une vingtaine de mètres. C’est une arme qui ne peut être réutilisée. La tige métallique en fer doux (néanmoins la carburation est différente à la pointe qui est très dure) est fixée à la hampe par un rivet en métal ainsi qu’une cheville en bois. La pointe est munie de deux ardillons qui en interdisent l’arrachement lorsqu’elle est fichée. Si l’arme a manqué sa cible, la cheville de bois cède et le pilum se plie ou la tige de fer doux se tord, interdisant de ce fait sa réutilisation par l’ennemi. S’il se fiche dans un bouclier les ardillons empêchent son arrachement. Plié ou tordu il cause une gêne importante au guerrier ennemi qui doit alors choisir entre jeter le bouclier ou le conserver étant alors handicapé par le manche traînant au sol.

 

Le glaive (gladius) est l’arme typique du légionnaire. La lame est large, à double tranchant, courte (environ 60 cm). Elle permet au soldat de frapper de taille, de revers et d’estoc. En fait l’entraînement porte surtout sur la frappe d’estoc portée de bas en haut en direction de l’abdomen, de la poitrine.

Le légionnaire porte aussi très souvent un poignard (pugio) à la ceinture. Il semble néanmoins que cette arme ait été plus une arme de prestige que de combat.

 

Le légionnaire est un fantassin lourd en conséquence de quoi l’utilisation d’armes comme la fronde ou l’arc était réservée aux troupes auxiliaires dont le but principal était le harcèlement de l’ennemi avant l’affrontement proprement dit. Ainsi il était de coutume de recruter les frondeurs à Rhodes ou aux baléares et les archers en Crète.

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M
merci j'ai pu mètre un 0 a tous mes élèves pour ce magnifique copier collé
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A
c un des rare site ou ils donne les armes utilisé pas les soldats romains merci bcp pour votre aide
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E
eeeeennnnnnnnnnnnnn
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B
nul!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Z
ntm
Z
eh merce
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F
toi ntm fdp conare